AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


The Hunger Games RPG

Un jeu imposé, 24 candidats, seul le gagnant survivra. Puisse le sort vous être favorable
 

Partagez | 
 

 « amis » est un bien grand mot.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Enrico Miro
«you're face to face with the man who sold the world.» - Nirvana.
avatar


En savoir plus

MessageSujet: « amis » est un bien grand mot.   Mer 27 Mar - 15:00


Peter Hugo Thempson
tribut du district neuf.

J'ouvre les yeux. Il fait trop chaud. Beaucoup trop chaud. Évidemment, j'ai une dizaine d'épaisseurs sur moi. Je m'en débarrasse, et me lève d'un bond. Je regarde autour de moi. La pièce dans laquelle je me trouve est trop propre et trop rangée pour paraître naturelle . J'aperçois un petit écran à coté de mon lit. Je m'en approche et vois le chiffre 28° affiché. Prudemment, je touche les différents boutons, me bats avec les chiffres, et finalement le 28 passe à 21. On se sent déjà mieux. Un autre écran m'indique l'heure. Il est actuellement 6h07. L'entraînement ne commence qu'à dix heures, mais j'ai faim. Je ne prends pas la peine de me changer, en supposant qu'il n'y aura personne de levé à cette heure là. La porte coulisse sans un bruit devant moi, je longe le couloir silencieusement et arrive à la grande salle. Je découvre alors la table centrale qui déborde de nourriture. Je m'installe, et me sers de divers plats, en particulier les plus caloriques. Je compte prendre du pois, et faire mes réserves pour les jeux. Des personnes vêtues de tuniques blanches s'activent autour de moi, me servent différentes boissons, chauffent mes plats, sans que je dise le moindre mot.

Il est 6h38 lorsque je quitte la table sale et en désordre. Le personnel s'empresse de nettoyer les ordures que j'ai laissé sur mon passage. Je retourne dans ma chambre, et file sous la douche. Là, je presse des boutons au hasard, en passant du chaud au froid, avec de la mousse ou du parfum, de petite à grande pression. Bref, faut-il vous avouer que j'en ressors beaucoup trop parfumé à mon goût, avec du shampoing aux pieds et du savon sur le crâne ? Je soupire, énervé contre toutes ces conneries compliquées qu'on ne peut trouver qu'ici, au Capitole. Je retourne dans ma chambre, et trouve un ensemble assez sombre sur mon lit. J'apprécie l'attention du styliste: les couleurs obscures me vont bien mieux que le doré. J'enfile donc ces vêtements à ma destination. Un haut bleu-marine accompagné d'un pantalon noir en cuir (à c'qui m'semble) et des bottes cloutées noires elles aussi.

Il n'est que 7h13. J'entends les autres habitants s'éveiller petit à petit. En attendant 10h, je décide de me rendre au balcon de ma chambre qui donne sur l'est, face au soleil matinal. Je plisse les yeux. Un léger vent se lève, que je trouve peu naturel. Je remarquent les arbres en bas, qui ne bougent pas d'un pouce. Ce qui confirme ma théorie. Même le temps n'est pas réel ... Comment peut-on vivre dans un monde aussi faux ? Plongé dans ma réflexion, je n'ai pas vu l'heure passer.
Je reviens dans la pièce, le cadran affiche 9h37. Je passe vite fait devant un miroir, histoire de voir à quoi je ressemble (mis à part les grosses cernes, ça peut aller), et file dans la grande salle. Notre organisatrice (c'est quoi son nom?) est déjà prête, une perruque de cheveux bleus électriques vissée sur la tête, et m'attends de pied ferme.

- ah! Toi là! Qu'est-ce que tu fichais encore? Tu crois que ton mentor n'a qu' ça à faire d'attendre un paysan comme toi?!

Que que quoi?!

- oh fais pas l'innocent, hein. Et n'affiche pas cette tête d'ahuri devant moi! Quand je pense qu'il misait sur toi ... Enfin, maintenant, il doit bien voir qu'il a tort! Miser sur un incapable qui ne sait même pas respecter les règles les plus simples ... ce serait de la folie. De la folie pure! s'exclame-t-elle, visiblement très agitée. Heureusement, qu'elle est déjà prête ... Beaucoup plus responsable que toi, c'est déjà une bonne chose. Enfin! C'est ton problème après tout.

Et elle me laisse planté là. Je ne comprends toujours pas ce qu'elle essaie de me dire. Et cet horrible accent, ne me facilite pas les choses.
De quelles règles parle-t-elle? Qui est cette personne "plus responsable" que moi? Et que viens faire mon mentor là-dedans ? Et c'est quoi mon problème ? Non, cette dernière question est stupide. Des problèmes, quand on est tribut, on a plein. Comme le fameux "comment survivre?". Et ... oh! Non ... C'est pas possible. Ça y est j'ai compris. Mais quel con! Je viens de réaliser que j'ai loupé l'entrevu avec mon mentor. ohlolo l'abruti sans cervelle, comme dirait le boucher. Une voix suraigu interrompt mes ruminements.

- Non, mais c'est pas vrai! Et tu glandes encore ? Allez, on se dépêche il est déjà 9h55! Je ne sais pas si tu te rends compte, mais déjà que tu as loupé ton rendez-vous, ce serait vraiment très bête de ta part de louper des entraînements aussi importants, et ne mettre aucune chance de ton côté!

Elle a raison, c'est vrai. J'ai limite l'impression qu'elle s'inquiète pour moi, le "paysan" du district neuf. Mais non, elle est du Capitole. Qui pourrait s'inquiéter de pauvres petits gosses massacrés pour leur propre plaisir ?

Je lui emboîte le pas, sors dans le couloir, et l'accompagne dans l'ascenseur. C'est seulement à l'intérieur, que je remarque qu'Amélia n'est pas là. L'organisatrice, qui en fait s'appelle Flavie, m'apprends qu'elle est déjà en bas, elle, qui est bien plus ponctuelle et organisée que moi. Je soupire. Evidemment, tout le monde est parfait, et moi je suis le vilain petit canard ... Bref, je ne m’apitoie pas sur mon sort, mais cette Flavie commence à me taper sur les nerfs. J'envisage sérieusement de la faire taire par une réplique cinglante ou mieux encore de l'étrangler, quand tout à coup l'ascenseur s'arrête dans un grand bruit. Flavie pousse un cri, apeurée. Qu'il serait amusant d'organiser des jeux avec les habitants du capitole qui prennent peur de n'importe quoi, ne serait-ce que d'un petit insecte comme une mouche ... Oui, ce serait terriblement comique.

En attendant, l'ascenseur reste bloqué entre deux étages. Flavie rouspète contre cette très mauvaise organisation, et chercher des éventuels mécaniciens des yeux. Enfin, elle se met à crier et à tambouriner des poings contre les vitres, avec une telle force que je suis surpris qu'elles ne se brisent pas. Mais c'est vrai qu'ici, tout est fait pour empêcher les évasions ... Je jette un coup d’œil à sa montre. 10h08. Aïe, l'entraînement a déjà commencé. Bon, pas de panique. Huit minutes de retard, ce n'est rien. Du moment que ça ne se prolonge pas ...

10h23, déjà. Flavie n'en peut plus. A bout de forces, elle s'est laissée glisser contre la paroi de verre. Enfin après quelques minutes interminables, arrivent deux hommes vêtus de bleu qui se mettent au travail. Lorsqu'il se termine, ils s’inclinent puis s'en vont sans prononcer ne serait-ce qu'une parole.
L'ascenseur se remet donc en marche et je franchis les portes du gymnase à 10h31. Une demi-heure de retard. Pas dquoi en faire un plat. Malgré tout, un homme athlétique qui me semble être l'entraîneur en chef me fixe d'un air sévère. Je n'y prête pas attention, et me dirige vers l'atelier des couteaux dans lequel j'excelle, lorsque je sens un regard posé sur moi. Je me retourne et me retrouve nez à nez avec Amélia qui me sourit amusée. Je lui rends son sourire, et lui demande, un peu curieux:

- Alors, ça s'est passé comment ton entrevue avec le mentor ?


FICHE ET CODES PAR RIVENDELL


Dernière édition par Enrico Miro le Dim 14 Avr - 12:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hunger-games-rpg.forumgratuit.org
Areva N. Morrison
« this is the end, hold your breath and count to ten. »
avatar


En savoir plus

MessageSujet: Re: « amis » est un bien grand mot.   Lun 8 Avr - 18:42

Amélia M. Hopkins
« Tribut féminin du District Neuf.»


•| Le tic tac incessant de la pendule commence à vraiment me taper sur les nerfs. Je me tourne et me retourne dans mon gigantesque lit, sans parvenir à trouver le sommeil. Je soupire longuement. Eh bien, je crois que j'ai finis ma nuit. Je me retourne une dernière fois pour apercevoir l'heure, qui est affichée en chiffres brillants sur le mur. 5h02. Je marmonne et me plaque un oreiller sur le visage. Si je continue à faire des nuits aussi courtes, je ne tiendrais pas longtemps dans l'arène. Une idée me frappe soudain. En cherchant bien -en fouinant plutôt- je devrais réussir à dénicher un somnifère. Mais pour l'instant, je n'en ai pas sous la main. Autant me lever. Je jette mon oreiller sur le sol, et m'étire longuement. Mes muscles sont endoloris, j'ai dû rester longtemps dans la même position. Pour l'instant, je me sens assez bien. Je n'ai pas faim, pas soif, et mes jambes ne me font plus souffrir. C'est le moment d'aller flâner dans les couloirs. Sans permission bien sûr.

•| Je me plaque contre un mur, en respirant à peine. Le pacificateur passe tout près de moi, sans me voir. Je me fais violence pour ne pas rire. Quels imbéciles ces pacificateurs! Non mais sérieusement, ils sont censés maintenir l'ordre, et il ne voient même pas une adolescente dans un couloir désert. Avouez que ça à de quoi amuser, surtout quand on entend toutes les éloges dites sur eux. Les pacificateurs sont des gens formidables, personne ne peut leur échapper! Ils maintiennent l'ordre et la justice, nous avons tellement de chance de les avoir! Hum, bien sûr, bien sûr. Personne ne peut leur échapper. Et surtout pas une jeune femme de dix-huit ans. Je longe les murs, un sourire aux lèvres. J'aime les faire tourner en bourrique. Et puis, que pourrais-je faire d'autre à 5h du matin? Dormir? Ah, c'est pas bête ça. Je n'ai qu'à le chercher, ce somnifère!

•| Oh mon dieu ce qu'il fait froid ici! D'accord, d'accord, c'est un frigo. Mais quand même! Je commence à regretter d'être sortie dans cette tenue, à savoir un débardeur noir et un pantalon de jogging court, gris foncé. Je masse mes bras douloureux. Médicaments pour le rhume, pour le mal de ventre, le mal de tête... Médicaments pour les insomnies! Je prends une boîte de comprimés, sans vraiment regarder, et je le fourre dans ma poche. Je n'ai plus qu'à retourner faire semblant de dormir jusqu'à 6h. Ça ne devrait plus être très long, si on y réfléchit. Je tourne la tête vers le mur. 5h43. Décidément, personne ne peut prétendre avoir oublié l'heure ici! Il y a des horloges lumineuses dans chaque couloir. Silencieuse comme un ombre, je m'empresse de retourner dans ma chambre. Mais j'ai abandonné depuis longtemps l'idée de dormir. Je sors mes poignards et m'entraîne à des mouvements basiques, pour commencer du moins.

•| Quand je laisse tomber mes poignards, il est 6h45 pile. Je file sous la douche, et met un peu de temps à trouver les bons boutons. Bon sang mais ils aiment se compliquer la vie au Capitole! quand je sors de la douche, l'eau m'a détendu les muscles, et je me sens mieux. Plus souple, et la fatigue accumulée s'est envolée. Un ensemble est posé sur le lit. Pantalon noir moulant, débardeur rouge foncé et bottes hautes, noires, l'air assez souples. J'enfile les vêtements et passe une main dans mes cheveux sombres. C'est parti! Je claque la porte derrière moi, et m'élance dans le couloir. J'ai besoin d'air et le cadran n'affiche que 7h32. Encore 2h18 de liberté totale.

•| Je débarque dans le gymnase à 9h45 pétante. Le lieu est désert et plongé dans l'obscurité, ce qui est un petit peu inquiétant. Je hausse les épaules. Bah. De toute façon je n'ai rien à craindre. Soudain, une présence se fait sentir. Je me retourne et m retrouve nez à nez avec... Flavie, notre organisatrice, et sa perruque bleu électrique.

- Ah, Amélia! Déjà là! Bon dieu ce que tu es ponctuelle! Je te félicite ma fille! Et puis tu sais sûrement ce qu'on dit, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt!

•| Oulà. Je me demande si elle n'a pas un peu trop bu la nuit dernière. Avec son sourire enchanté, elle fait presque peur. Et elle continue de me braille des choses inutiles dans les oreilles. Mais je n'écoute pas. Je suis déjà concentrée sur ce que je vais faire de ma journée. Mais une des phrase de l'autre folle retient mon attention.

- Et Peter? Il est où Peter?! Oh il va m'entendre celui là! Grand dieux mais ces jeunes sont d'une impolitesse!

•| Bien ce que je disais, elle a bu. Puis elle se retire rapidement, en grommelant et en se dandinant. Mais qui nous avait fichu une folle pareille? Je secoue la tête. D'un coup, les lumières du gymnase s'allument. Je n'ai pas besoin de regarder les murs pour savoir l'heure. Il est 10h pile. Le compte à rebours à commencé.

•| Bien vite, je me rends compte que certains manquent à l'appel. Et Flavie ne semble pas encore avoir trouvé Peter. Je sais qu'il finira par se pointer. Sa vie en dépend après tout. J'évite l'atelier de lancer de couteaux. Je ne vais révéler mes points forts avant les jeux! Du moins pas tout de suite. Je me dirige plutôt vers la reconnaissance des plantes toxiques. On sait jamais, ça pourrait être utile. Puis, un jeune homme me coupe la route, et au moment où je vais gentiment le remettre à sa place, je me rends compte que c'est Peter. Il ne m'a pas vue. Je souris, amusée par son air décidé. Eh bien, peut être qu'il est à la bourre, mais il semble vouloir rattraper le temps perdu. Sentant que je le fixe, il se retourne et a un regard surpris. Puis, il me lance un sourire en coin, avant de demander, presque timidement:

- Alors, ça s'est passé comment ton entrevue avec le mentor ?


•| Je soupire. Notre mentor. Un véritable bon à rien. Le seul conseil qu'il m'a donné? Reste en vie, tu en as les capacités. Super. Il n'aurait pas un moyen efficace de tuer des carrières? Non? Je regarde Peter dans les yeux.

- Pathétique. Je pense qu'il ne nous servira pas à grand chose. Du moins pas tant qu'il sera bourré. Et je ne crois pas qu'il envisage de lâcher sa bouteille.

•| Vu le visage fermé qu'il affiche, il doit avoir à peu près le même avis. Je me demande soudain s'il ferait un bon allier. Pourquoi pas, si il sait se servir d'une arme, ou pourquoi pas tuer des carrières? (Bon là ok, peut être que je rêve un peu.) et voilà, maintenant je veux voir de quoi il est capable. L'opération repérage à commencé. Du bout des doigts, j'indique l'atelier de lancer de couteaux.

- T'y allais. T'es doué dans le lancer d'armes légères?

•| Il a un léger sourire. Tiens tiens, serais-je par hasard tombée sur un manieur de couteaux? Même si moi je préfère les poignards -plus équilibrés et maniables- je ne déteste pas le couteau. Il peut servir à pas mal de choses si on y réfléchit. Je lui souris une nouvelle fois.

- On y va? J'aimerais bien voir comment tu t'en sors.

•| J'ai abandonné ma politique de je ne montre pas mes points forts tout de suite. Si Peter est doué, et que je le veux comme allier, il faut bien qu'il sache de quoi moi je suis capable. et j'ai bien l'intention de le montrer.



fiche par century sex.


Spoiler:
 

_________________
/! FORUM EN RECONSTRUCTION /!


Dernière édition par Kelley Reagan le Mar 16 Avr - 17:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hunger-games-rpg.forumgratuit.org
Enrico Miro
«you're face to face with the man who sold the world.» - Nirvana.
avatar


En savoir plus

MessageSujet: Re: « amis » est un bien grand mot.   Mar 9 Avr - 15:37


Peter Hugo Thempson
tribut du district neuf.

Elle soupire. Hum. Finalement, il semblerait que ce rendez-vous ne soit pas indispensable à ma survie. Donc en gros, j'ai rien loupé, à part une demi-heure d'entraînement.

- Pathétique. Je pense qu'il ne nous servira pas à grand chose. Du moins pas tant qu'il sera bourré. Et je ne crois pas qu'il envisage de lâcher sa bouteille.

Aaah oui. Il ne reste qu'un seul vainqueur dans notre district, le neuf. Et bien sûr, il n'a plus toute sa tête. Sympa pour nous. Encore une fois, certains districts sont avantagés avec des mentors dignes de ce nom, et non pas des légumes.
Mon sourire s'éteint, sans que je m'en rende compte. Certes, je ne pense pas être le futur vainqueur de ces jeux, mais j'aimerais éviter une mort prématurée comme au premier jour, et passer pour un gamin; ou encore une mort dans d'horribles souffrances. Traduction: dans les mains des carrières. Je sais me défendre, je ne me considère pas comme un mauviette. Mais je me vois mal gagner un combat contre eux. Ils sont toujours aussi puissants, forts, et soudés ... jusqu'à ce qu'ils retournent leur veste. Là, ça se gâte.

- T'y allais. T'es doué dans le lancer d'armes légères? dit-elle en montrant l'atelier du doigt.

Tiens tiens, une observatrice. Je souris. Hm, oui disons, que j'me débrouille. Si seulement il y avait une machette, comme celle que m'a laissé mon père ... je ferais des dégâts, ça c'est sûr. En plus, ce n'est pas une arme commune, elle est inconnue du grand public. Je créerais la surprise. Peut-être devrais-je en toucher un mot aux juges lors de mon évaluation ...
Je hoche la tête, mais ne dis rien. Je ne sais pas encore, si je dois lui faire confiance. Certes, elle m'a l'air plutôt "gentille" (on ne peut pas considérer quelqu'un de gentil dès qu'il se trouve dans l'arène) mais comment être sûr qu'elle ne cherche pas plutôt à en apprendre le plus possible sur moi? D'ailleurs, les paroles qui suivent, confirment mes doutes.

- On y va? J'aimerais bien voir comment tu t'en sors.

Mais bon, après tout, pourquoi pas. Je me tourne donc vers l'atelier. C'est alors que du coin de l’œil, j'aperçois un unique objet aux milieux de toutes sortes de couteaux. La lame un peu plus tranchante, plus courbée. Quelques ornements mythiques sur le manche. Ma machette. Elle est mienne. Ils me l'ont laissé exprès pour moi, à mon intention, et pour personne d'autre. Finalement, ces juges ne sont pas si mauvais ... En espérant bien sûr qu'elle sera toujours là à la corne d'abondance. D'un geste vif, je la prends dans ma main, et la serre fort. Oui, c'est bien ma machette, celle qui m'a accompagné pendant toutes ces années de solitude et d'imprudence de jeune adolescent, perdu, sans personne sur qui compter. Je l'ai retrouvée. Je suis "presque" ému (non, je n'ai pas les larmes aux yeux).
J'aperçois le visage d'Amélia. J'y décèle une vague surprise.

- une machette. C'est comme ça que ça s'appelle. Et ça vaut bien plus qu'un couteau.

Je n'attends pas qu'elle me réponde. Je tourne sur moi-même et cherche une cible potable. Oui parce qu'un simple pantin à dix mètres pour moi ce n'est pas suffisant. Trop simple. Là. Du coté de l'atelier de camouflage, à plusieurs dizaines de mètres d'ici (peut-être plus) une petite boîte cylindrique : un pot de peinture. Juste devant l'atelier des noeuds. Parfait. Un peu de spectacle peut faire du bien mais seulement s'il est réussi. Car si je me rate, je serais non seulement la risée de tous les tributs mais aussi des Juges qui me remercier ont d'une note minable lors de l'évaluation. Non, je ne veux pas de ça.

Le visage fermé, je me concentre, plisse les yeux. Aucune émotion ne me traverse à présent. Va falloir s'y faire: dans l'arène, c'est en permanence. Ça y est, cible visualisée, et étudiée. Mon lancer est possible, mais très incertain. En tout cas, il me donnera un minimum d'impression. Mon bras se lève (le gauche) et fou. Je lâche tout. La machette me file entre les doigts, traverse la salle à toute vitesse dans un léger sifflement, passe sans problèmes entre les différentes cordes de noeuds, et vient se planter en plein milieu du pot. Là, explosion. Le pot était plein, à ras bord vu la quantité. Et pas de n'importe qu'elle couleur insignifiante. Du rouge. Rouge comme le sang. Le gymnase a maintenant l'allure d'une scène de crime. Car il y en a partout. Sur le sol, les murs, le plafond et même sur les tributs donc un garçon de carrure imposante (serait-ce un carrière ?) avec une tache rouge de taille importante sur le nez. Je souris, amusé.

Je me tourne vers Amélia. Je pense qu'elle a été un minimum impressionnée, mais comment le savoir ? Elle ne montre rien, Et reste impassible.
Je lui tends ma machette.

- tu veux essayer ? Ça peut t'être utile.

Oui, je sais, ce n'est pas très commun de voir u tribut en aider un autre. Mais je crois que je l'aime bien. Ce qui pourrait m'être fatal ...



FICHE ET CODES PAR RIVENDELL


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hunger-games-rpg.forumgratuit.org
Areva N. Morrison
« this is the end, hold your breath and count to ten. »
avatar


En savoir plus

MessageSujet: Re: « amis » est un bien grand mot.   Sam 13 Avr - 10:41

Amélia M. Hopkins
« Tribut féminin du District Neuf.»


•| Il se tourne vers l'atelier, et je le suis. Mais il s'arrête brusquement, et j'ai de la chance de ne pas lui rentrer dedans. Sur le plateau d'armes, une à l'air de le fasciner. Il s'avance et en prend une, sans que je puisse voir laquelle. Puis il se retourne et brandit une machette, l'air triophant. Tiens, un lanceur de machette. Interressant.


- une machette. C'est comme ça que ça s'appelle. Et ça vaut bien plus qu'un couteau.

•| Je souris. Bien sûr que je sais ce qu'es une machette. Mais pour moi, ça ne vaut pas un poignard niveau précision. Sans attendre de réponse, il se tourne et cherche quelque chose des yeux. Il ne se tourne pas vers les cibles, comme j'aurai pu le croire, mais vers... L'atelier de peinture? Je souris, j'ai finalement compris. C'est ambitieux, mais réalisable. Il prend une inspiration, il se concentre. Il prend un peu d'élan avec son bras. La machette file à travers la salle, en sifflant. Et elle finit par se planter dans un pot de peinture. Un pot de peinture rouge, la couleur la plus présente pendant les jeux. C'est une explosion de peinture couleur sang, et tout se retrouve couvert de taches rouges, tributs compris. Beau lancer, mais comme il vient de me le démontrer, pas assez précis. Trop tape à l’œil en fait. Mais c'est peut être à cause de la peinture. Il se tourne vers moi et me tend une nouvelle machette. J'attrape le projectile et je l'observe en le tournant dans mes mains.

- tu veux essayer ? Ça peut t'être utile.

•| Je hausse les épaules. Pourquoi pas? Mais je vais prendre une cible moins compliquée. Je me concentre, lance... Et la machette siffle avant de s'immobiliser dans la cible la plus proche. Pas tout à fait au milieu, mais le résultat est satisfaisant. Je me retourne vers Peter.

- pas mal, mais cette arme n'est pas assez équilibrée à mon goût. Une seconde.

•| Je me détourne et observe le plateau d'armes. Un poignard, l'air parfaitement équilibré et aiguisé est là. Pour moi, j'en suis sûre. Je le prends et le fait tourner entre mes doigts. Magnifique, je ne crois pas avoir déjà vu une telle lame. Je me tourne vivement vers peter et lui met la lame sous le nez.

- regarde. Moi j'ai une préférence pour cette arme là. Équilibrée, précise...

•| Je me retourne et la lance, presque sans regarder. Elle va se ficher dans le pot de peinture se trouvant juste à côté de celui que Peter a défoncé avec sa hache. Transperçant proprement le pot, la lame a projeté de la peinture noire sur ceux qui se trouvaient à côté. Je souris.

- ... et efficace. Je ne dis pas que la hache l'est moins, juste que moi je préfère les armes un peu plus légères.

•| Je continue de le fixer en souriant, et son visage finit par s'éclairer. Oui, maintenant je sais, j'ai compris. Il fera un très bon allié.




fiche par century sex.


Spoiler:
 

_________________
/! FORUM EN RECONSTRUCTION /!


Dernière édition par Kelley Reagan le Mar 16 Avr - 17:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hunger-games-rpg.forumgratuit.org
Enrico Miro
«you're face to face with the man who sold the world.» - Nirvana.
avatar


En savoir plus

MessageSujet: Re: « amis » est un bien grand mot.   Sam 13 Avr - 17:56


Peter Hugo Thempson
tribut du district neuf.

Elle hausse les épaules, mais accepte. La machette en main, elle se contente d'une cible des plus basiques. Son visage est plissé par la concentration. Elle lève le bras, et lance. La machette siffle à nouveau, et se plante presque au milieu, pas tout à fait de la cible. Vu son manque de précision, j'imagine que c'est la première fois qu'elle utilisait ce type d'arme. Mais pour un premier lancer, il faut avouer qu'elle a un minimum de technique.

- pas mal, mais cette arme n'est pas assez équilibrée à mon goût. Une seconde.

Elle se détourne de moi, et reviens au plateau d'armes. Elle prends un poignard qu'elle fait tourner entre ses doigts. Une arme tellement commune ... Enfin, j'imagine qu'à sont air satisfait, elle lui convient parfaitement. Chacun ses goûts. Mais personnellement, la machette a une plus grande valeur. Peut-être parce qu'elle me vient d'une des seules personnes que j'ai véritablement aimé. En tout cas, je préfère cette lame antique qui a une véritable histoire. L'idée d'avoir une arme à moi me réconforte. Je n'aime pas penser aux créateurs de ce poignard, ces gens du Capitole, qui ne pensent pas, qui n'ont pas conscience de tout le mal qu'ils peuvent faire en nous fabriquant un simple poignard. Mais ça, il n'y a que moi pour penser à des choses pareilles. Quand les autres ne voient qu'une simple lame, moi je vois autre chose ...
Elle me plante la lame devant le nez. Surpris, je recule.

- regarde. Moi j'ai une préférence pour cette arme là. Équilibrée, précise...

Evidemment, pour elle ce n'est qu'une arme, qu'un objet. Mais comment lui en vouloir ? Elle pense d'abord à sa survie, alors que moi, je réfléchis à des questions débiles.
Le poignard transperce un pot de peinture voisin avec précision. Elle a bien mieux réussi ce lancer que le précédent, il faut le dire. Par contre, je ne sais pas comment vont réagir les Juges, au fait que nous avons proprement sali cette salle. Oui, car le noir s'est ajouté au rouge, ce qui nous fait un mélange assez désastreux.

- ... et efficace. Je ne dis pas que la hache l'est moins, juste que moi je préfère les armes un peu plus légères. dit-elle en souriant.

Je lui rends son sourire. C'est un bonne combattante. Une bonne alliée en somme. Et pourquoi pas? Je m'entends plutôt bien avec elle, et puis de toute façon, je sais bien que je n'irais pas bien loin seul. Et je pense qu'elle aussi le sait. Si elle est venu vers moi, c'est qu'elle avait un but. Je comprends à présent sa démarche. Elle voulait m'évaluer. Mon lancer tape à l’œil lui a visiblement plu.

Sans un mot, nous continuons à nous entraîner. Cette absence de conversation me convient à merveille. Je ne suis pas un beau parleur, et j'aime travailler dans le silence. Nous lançons, lançons, lançons. Moi avec ma machette, elle avec son poignard. Il arrive que nous changions d'armes, histoire de nous habituer aux autres, au cas où on ne trouverait pas celles qu'on souhaite dans l'arène. Nous ne sommes pas posés la question si nous voulions être alliés ou non. La réponse nous semble évidente, pas besoin de la formuler à voix haute.
Nous passons aux autres ateliers, sans respecter d'ordre précis. Nœuds, plantes, escalade ... Nous nous y donnons à fond, sans prendre de pause. Chacun ses points forts. Personnellement, je me débrouille plutôt bien en escalade. Ne parlons pas des nœuds, je n'y comprends rien, tandis qu'Amélia se révèle être assez habile de ses doigts. Et pour ce qui est des plantes, j'ai plus l'impression qu'on m'a vidé la tête au lieu de la remplir. J'ai juste retenu que les fleurs bleues foncées à poids jaunes étaient mortelles. Utile.

Une cloche sonne douze fois. Midi, l'heure de déjeuner. Nous nous rendons dans une salle adjacente avec plusieurs tables disposées en ligne. Quelques groupes se sont déjà formés. Un de carrières bien sûr, un jeune blond avec un grand à l'allure de loup, et plus étonnant, une fille blonde assez fine, avec un carrière brun. Bah.
Nous nous installons au fond de la salle. D'ici, on peut voir tout le monde. On nous jette des regards des plus indiscrets. Le déjeuner sert aussi à mettre au point les différentes alliances, à les évaluer. Quelle est la plus dangereuse? Celle à éliminer tout de suite ? Ou celle qu'on peut se permettre de laisser tranquille ? Je soupire. J'aimerai bien faire parti d'un alliance qui fasse suffisamment peur pour ne pas être en tête de liste. Amélia et moi donnons l'impression de vieux copains, puisque nous venons du même district. Mais c'est faux. Sans les jeux, je ne l'aurais jamais connue.

Le repas n'est pas des plus mauvais. De généreuses portions sont servies: purée de différentes couleurs (la verte ne me tente pas vraiment), de bon morceaux de viande, et pour finir quelques fruits. Personne n'a beaucoup de conversation, mis à part les carrières qui rient bien fort, histoire de montrer leurs liens, et leur puissance. Un peu plus loin, je vois le carrière brun essayer d'engager la conversation. La personne d'en face, est du trois. C'est écrit sur son dos. Je souris. Il a bien du mal, elle doit se méfier.
Je me tourne vers Amélia qui me regarde. Bon.

- Quand les soixante secondes seront passées, tu feras quoi? T'iras te chercher une arme, tu t'enfuiras sans rien?

Un sourire se dessine sur son visage. C'est drôle, mais je connais déjà la réponse ... La même que la mienne. On n'est pas les plus forts, mais pas les plus bêtes non plus ... J'apprécie cette alliance. Elle me donne un sentiment, une impression de sécurité que j'avais perdu il y a bien longtemps. Espérons que ça dure ...


FICHE ET CODES PAR RIVENDELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hunger-games-rpg.forumgratuit.org
Contenu sponsorisé



En savoir plus

MessageSujet: Re: « amis » est un bien grand mot.   

Revenir en haut Aller en bas
 

« amis » est un bien grand mot.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Il faut bien savoir choisir ses amis ... [Nico/Elo]
» Un bien grand voyage pour une si petite fille [Pv Andrew]
» LIBERTE un bien grand mot
» Fanarts (ceci est un bien grand mot) de la dragonne Vipère
» J'ai pas d'amis, mais je veux bien de la nourriture ! - Clyde

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hunger Games RPG :: • Panem • :: ▬ Le Capitole ▬ :: Le quartier des tributs. :: Le Gymnase d'Entraînement-