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The Hunger Games RPG

Un jeu imposé, 24 candidats, seul le gagnant survivra. Puisse le sort vous être favorable
 

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 Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.

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Président Berckley
- Capitole -
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MessageSujet: Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.   Sam 20 Avr - 10:33

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C'est la joie à Panem, les jeux vont enfin commencer! L'excitation est palpable, chacun a envie de voir le spectacle de cette année. Pour nous c'est un événement très attendu. Mais pour eux, les 24 malheureux des Douze Districts, c'est le commencement de la fin.
it's now.
7h 46 min 51 s
Je souris doucement. Les Jeux commencent à 8h00 précises. Les derniers préparatifs sont en cours. Les tributs doivent être en train de recevoir leur mouchard. Cette arène sera des plus insolites. Car en effet, elle ne sera pas sur terre, mais sous terre. Un sourire se dessine sur mon visage. Cette arène créera la surprise. Elle sera tellement cruelle pour ces pauvres tributs ... mais si amusante pour nous spectateurs. Je suis sûr qu'elle sera appréciée. Ces jeux seront exceptionnels. Et ces tributs ... ils me plaisent bien. Les jeux n'ont pas encore commencé qu'ils sont déjà à cran. Le gagnant sera grand.

Je quitte mes appartements pour rejoindre la salle des Juges au sous-sol. Tous le visage tendus pas la concentration, des gestes appliqués, minutieux, des images, des lumières, tout est en mouvement. Mais aucun bruit. Je brise ce silence.

- Alors?

- Les derniers préparatifs prennent fin, Monsieur,
me répond le Haut Juge, Paula, une femme à l'air d'un faucon entre deux âges.

Je hoche la tête et parcourt des yeux les travaux des Juges. Là, quelques monstres aquatiques, futurs habitants du lac. Et là, j'assiste aux peaufinements des plantes (carnivores, je précise). Tout est en activité. J'observe le moindre détail, émerveillé.

- Monsieur, il est bientôt l'heure.

Je regarde ma montre.
7h 58min 19 s. Je me précipite vers les écrans, et assiste à l'entrée des jeunes dans les tubes en verre. Sauf que pour une fois, ils ne vont pas monter, mais descendre et s'enfoncer dans les profondeurs, mes chers petits ... J'observe avec amusement, les expressions de peur et de surprise se créer sur leurs jeunes visages innoncents.

7h 59min 00 s. Les tributs sont déposés sur leur plaque respective. La voix du présentateur résonne dans la salle.

- Mesdames et Messieurs, que les Hunger Games commencent!

Le compte à rebours a commencé.

57 s. Ils se jettent des regards anxieux entre eux, les muscles tendus. Certaient étudient déjà l'arène du regard.

44 s. Un geste qui a failli coûter la vie à cette jeune fille imprudente qui a perdu l'équilibre. Heureusement pour elle, elle est restée sur sa place. Car en descendre avant la fin des soixante secondes est suicidaire.

28 s. Ils étirent leurs membres, quelques gouttes de sueur aux coins des yeux, quelques tremblements.

15 s. Un cri retentit. Un jeune garçon de douze ans sûrement montre du doigt une masse obscure qui émerge du lac. Découverte des monstres. La peur monte d'un cran.

6 s. Bandage de muscles.

4 s. Regards furtifs.

2 s.
Objectif en vue.

0 s. Top départ, le gong retentit. Les joueurs s’élancent à la nage, chacun dans leur direction.

J'aperçois déjà des corps sans vie.

made by pandora.
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Ellendra Santos
La modo qui aime faire « coincoin!»
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MessageSujet: Re: Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.   Sam 20 Avr - 12:50

Ellendra
District Huit

« The end begins... »
Départ.
Je m'efforce de ne pas penser. Le monde apparaît étrangement, comme dans le brouillard. Les sons sont effacées, les paroles n'atteignent pas mon cerveau, mes yeux voient sans vraiment voir. Je suis dans l'hovercraft, mon mouchard est posé. Les organisateurs sauront maintenant où je suis. Je n'aime pas ça. Je soupire. Mes yeux se ferment. Mon ventre est rempli et l'envie de tout rendre est forte. Mais on ne sait jamais, qui sais si je trouverais de quoi manger dans l'Arène.

Chambre de lancement.
Je ne sais même plus comment je suis arrivée ici. Je ne sais même plus comment j'ai enfilé ma tenue. Tout ce que je sais, c'est que je suis ici, et que le Jeux vont commencés. Avec moi en tant que tribut. J'ai peur, mais je reste de glace. Ce n'est pas le moment de craquer. Et après tout, je n'ai plus rien à perdre. Mon styliste s'approche. Je n'ai pas retenue son nom, mais c'est le dernier visage d'une personne qui ne veut pas ma mort que je vois. Je m'aggrippe à lui, et je craque. Un unique sanglot. Puis je me reprends. Pas maintenant Ell', pas maintenant. Ni plus tard. Il est temps. Je me détache de mon styliste et me dirige vers le tube de lancement. Jusqu'à aujourd'hui, et depuis mes quatre ans, je n'avais jamais pris personne dans mes bras.

Apréhension.
Le tube descend.

Plaque métallique. 7h59
Découverte de l'arène souterraine. Surprise. Réflexions.
Une minute. Une minute pendant laquelle je vais devoir prendre une décision cruciale. Corne d'Abondance ou fuite vers les galeries ? Mon cerveau bouillonne et plus le temps diminue, plus l'adrénaline monte. Mon cœur bat à une vitesse folle. Je ferme les yeux. Et les rouvre. Je n'ai plus le temps. Ma décision est prise. Corne d'Abondance. Il me faut des armes, il me faut de la nourriture. Et je vais devoir nager au milieu de ces eaux sombres, habitées par des masses inidentifiables. Mais j'ai confiance. J'ai confiance en moi. Mon regard se pose sur deux poignards situés au devant de la corne. Je dois les prendre.

Départ. 8h00
Le gong retentit. Je plonge, le plus loin possible. Battements de bras, de jambes, le tout coordonés. Je me félicite d'avoir appris à nager dans la Rivière brune. J'avance, j'entends des cris. J'atteins enfin l'île. J'émerge de l'eau silencieusement. Je cours vers les précieux poignards. Je les atteins. J'en prends un, mais l'autre n'est plus là. Je lève les yeux et aperçois un maigrichon au cheveux noirs (Ethan John), l'arme au dessus de sa tête. Mouvement du bras. Le sang gicle de son cou. Je récupère le poignard. Les tributs affluent. Je retourne dans l'eau.

Armes en main, je nage vers la terre ferme le plus vite possible. Il y a peu de tributs dans les eaux sombres, peu de tributs pour occuper les monstre marins. Avec chance, je ne sers de repas à aucun d'eux. Mes pieds se posent sur le sol en même temps qu'un autre, à moins de trois mètres. Il a un sac. Moi pas. Mon poignard vole et se plante dans sa nuque. Il tombe. Je ne m'attarde pas sur le corps, ni sur sa masse de cheveux bonds(James Light). Il est mort. Je récupère le sac et mon arme puis part en courant dans les galeries.

L'adrénaline est retombée. Mon souffle est légèrement plus calme. J'avance, poignards en main, mes sens tout en éveil. J'estime avoir couru assez longtemps pour avoir une distance suffisante entre l'îlot et moi. J'ai besoin d'une pause. De un pour faire le point et de deux pour arrêter ces frissons dûs à ma baignade et à ces températures fraîches. Je repère une galerie annexe ayant l'avantage d'être plongé dans le noir. Je pose mon sac et étends mon manteau sur le sol. Je frissonne de plus belle mais le retour dans mon imperméable me paraîtra plus. Je m'assieds et me force à prendre de grandes bouffés.

Mes tremblements légèrement calmés, j'attrape mon sac afin d'en inspecter le contenu. Je sors un à un les objets et les tatonne minutieusement. Une flasque vide à en juger par le silence lorsque je la secoue, du poissons séchés reconnaissable grâce à son fumet odorant et une lampe torche. Je crois. Je ne prends pas le risque de l'allumer. Dans l'obscurité, celui qui a la lumière est une cible.

Je me lève, rassemble mes affaires, enfile mon manteau et repart. Ce n'est pas vraiment prudent de rester là. Je continue dans cette galerie. La pénombre et les murs de plus en plus.proche ne me rassure pas vraiment. Je m'efforce au calme et poursuis ma route. Celle-ci finit par me conduire dans un couloir plus large et illuminé. Mes yeus se posent se posent sur une espèce de cavité située au milieu d'un tas de rochers. Ces derniers m'ont l'air stable. Je me glisse dans le creux. Le peu de lumière ne vient pas jusqu'ici mais ce n'est pas grave. Je me sépare de mon sac et de mon manteau et ferme mes yeux.

J'ai tué. Pour la première fois de ma vie j'ai tué des humains. Mais mieux vaut que ce soit moi qui les tue avant que eux ne le fasse. Un soupir s'échappe de mes lèvres. Le réveil de ce matin me semble si lointain.


« The death is behind me . »

_________________
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Un an avec vous, je vous aime. ♥


Dernière édition par Ellendra Santos le Dim 21 Avr - 12:46, édité 5 fois
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Suzan Lloyd
- District Quatre -
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MessageSujet: Re: Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.   Sam 20 Avr - 13:28

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« The Path of Death »


7 : 38 : 51
Liam tournait comme un lion en cage dans la petite pièce qui l’emmènerait à la mort. Il releva lentement la tête vers ce tube de verre. Il devrait y rentrer avant 8heures pour aller dans l’Arène. Lui et les 23 autres tributs dans des petites pièces similaires avec leur styliste. En parlant de styliste, la sienne, l’excentrique Hannah, se trouvait là, assise sur un banc, silencieuse. Au bout de quelques minutes de silence, elle lança au tribut.
-Liam, reste tranquille tu veux !

En colère, l’adolescent se retourna vers la jeune adulte qui n’avait pas bougé. Mais pour qui se prenait-elle ?! Est-ce qu’elle était sur le point d’aller s’entretuer avec d’autres pour le bonheurs d’imbéciles ? NON ! Alors qu’elle le laisse tranquille un peu !
Furieux, Liam s’avança vers la femme perruquée et habillée de vert du type « qui-brille-dans-le-noir », se planta devant elle pour la toiser froidement. Il ne supportait pas les singes du Capitole. Sa styliste –qui était quand même là pour l’aider-, y compris. Liam n’avait pas envie qu’on l’embête alors qu’il était sur le point de partir dans un bain de sang. Il ignorait comment étaient les autres tributs, et d’ailleurs il s’en fichait. Même ceux qu’il avait rencontré aux entrainements ou ailleurs, il s’en fichait. Les Hunger Games sont un jeu où, si on laisse ses sentiments mener les choses, on mourrait rapidement. Skye, Peter, Loup et les autres à qui il avait eu l’occasion de parler, il s’en fichait presque à présent. En ce moment, seule sa santé et ses sentiments comptaient. Egoïsme est le maitre-mot dans cette saleté d’émission.
-Tais-toi ! Tu comprends, ni c’que je ressens, ni c’que je pense ! Alors tais-toi et pense juste quelques secondes à c’que tu ferais si t’étais dans mon cas !

Liam partit s’asseoir à l’opposé de la pièce, et ne parla plus à Hannah et elle non plus. Dans un profond soupir, il posa sa tête contre le mur froid. Il devait s’arrêter de penser. Le temps passait et bientôt, il devrait grimper dans ce tube, pour le mener dans une des fantaisies du Capitole, et de ses sadiques d’ingénieurs payés spécialement pour ça. Penser à autre chose, surtout pas à ça. Liam devait impérativement penser à une stratégie, une fois sur la grille au milieu d’un environnement hostile. Se ruer vers la corne d’abondance ou bien fuir quelque part, se sauvant du bain de sang ? Son mentor n’arrêtait pas de lui répéter, à lui et Rachel, que la Corne d’Abondance était à éviter à tout prix. Mais sinon, il se retrouverait seul, sans armes, sans allumettes, sans nourriture, sans rien. Et là, ce serait la nature qui l’achèverait. Quitte ou double.



7 : 58 : 49
Une longue descente. D’habitude, les tributs, une fois dans leur tube, montait vers le haut. Déjà, ça l’inquiétait. Allaient-ils dans les souterrains ? Ça ne sent pas très bon déjà. Qu’est-ce que le Capitole avait bien pu inventer encore …
Puis de la lumière. Aveuglante. Peut-être était-ce parce que Liam était dans la pénombre, mais il ne voyait rien. Le soleil était éblouissant. À travers sa tenue de tribut, un vent froid vint le faire frissonner. Quand sa vue s’ajusta à la luminosité, il vit tous les autres tributs autour de lui. Tous là. Le souffle court, Liam se tournait. Rachel, Loup, Skye, Peter, les Carrières, tout le monde. Puis il remarqua. Toutes les plaques métalliques des jeunes étaient au dessus de l’eau. Son regard azur monta et tomba une grande île. En son centre, là voilà. La Corne d’Abondance luisait de mille feux au soleil. Des chiffres rouges qui clignotaient. 49. 48. 47. Liam déglutit. Il y était. Maintenant que faire ? La Corne. Il pouvait vaguement voir ce qu’il y avait dedans. Des sacs dispersés un peu partout. Des arcs, flèches, couteaux et épées. Le bonheur. Au diable les conseils du mentor !
38, 37, 36. Liam analyse la situation, le plus calme possible. Il n’a pas le droit de paniquer. Il doit voir à quoi s’attendre. De l’autre côté de l’immense lac, la terre reprenait. Des galeries. Une multitude de galeries s’ouvraient devant eux. Il devrait se réfugier là-dedans, et vite, avant que quelqu’un de mal intentionné ne le trouve. Ou que quelqu’un ne le trouve tout simplement. Mais avant, il doit avoir des armes et des provisions. D’où l’utilité de la Corne !
25, 24, 23. Le temps. C’est là que Liam se rendait compte à quel point le temps était long. Il faisait des mouvements étranges pour se décoincer ses muscles ankylosés par l’immobilité. Pourquoi une minute était-elle si longue ? Liam se surprit à trembler et à suer bien plus que d’habitude. Non ! Contrôle-toi bon sang ! Ils sont là pour te tuer, ne te laisse pas faire ! Liam émit un sorte de grognement-toussé pour se motiver.
15. Un hurlement. Liam manqua sursauter et tomber de sa plaque quand un petit garçon cria. Il se tourna pour voir, deux plaques plus loin, un petit garçon blondinet –certainement celui du 10-, pointant du doigt quelque chose. Liam émit un hoquet de surprise terrifié quand il comprit. Les eaux sombres de l’Arène étaient emplies de monstres aquatiques. Et il devait y aller. Il ferma les yeux en forçant. Pourquoi ? Que faisait-il ici ?
6, 5, 4. L’endroit puait la peur, l’appréhension. Liam, lui, tentait du mieux qu’il pouvait de se calmer et de se concentrer. Il devait plonger, nager très vite, ne pas mourir, chercher des armes et un sac, ne pas mourir, replonger, ne pas mourir, et s’éclipser dans les galeries. C’est pas gagné.
3, 2, 1. Muscles bandés. Elan pris. Prêt à plonger. Objectif : Survivre.



8 : 00 : 03
L’eau est gelée. Liam nage à toute vitesse. Il est déterminé comme jamais. Il sent du mouvement en dessous de lui. Les monstres. Plus vite. Quelques dizaines de secondes s’écoulent et ses pieds touchent enfin la terre ferme. Quelques tributs sont déjà là. Liam les ignore et cours. Le plus important est de prendre l’arc et le carquois. Fait. Il les passe à son épaule et continue sa course. Tous les sacs étaient pris. Non. Mais une fille brune avec une machette (Alyson River) se rue déjà dessus comme une folle. Liam ne perd pas de temps et replonge. Heureusement pour lui, il y a moins à nager. Une dizaine de secondes suffit pour qu’il soit de l’autre côté.
Le pied à terre, il voit un petit garçon de certainement 12 ans qui vient de trébucher. Quand il s’approche de lui, il se rappelle de ce visage si enfantin et ses boucles blondes. C’est le garçon de tout à l’heure, qui avait crié en voyant les monstres. Liam le vit. Un sac. Le petit avait un sac. Pendant que le garçonnet (Josh Nale) se relevait, Liam se rua sur lui, voulant à tout prix récupérer le sac. Il avait remarqué qu’il était faible et pas très résistant. Il ne comptait pas le tuer. Loin de là. Seulement avoir le contenu du sac. Le jeune homme et le petit garçon se débattirent quelques instants avant que Liam puisse avoir le précieux sac. Celui du 10 semblait déjà revenir à la charge vers Liam mais celui-ci le repoussa avec puissance et le petit vola dans l’eau. Le tribut du 11 était déjà sur le point de repartir qu’il entendit un énorme souffle et un grognement dans un brouhaha d’eau. Il se retourna et vit avec horreur du sang et de la chair qui baignaient dans l’eau. Sa première victime. Liam, horrifié par la scène immonde qu’il avait enclenché, se rua vers les galeries sans se retourner. Ce petit garçon aurait été tué tôt ou tard.



8 : 14 : 22
Liam s’était trouvé un genre de niche dans une paroi d’une galerie, camouflée par un grand buisson. Il avait jugé l’endroit sûr. Pour peu de temps bien sûr. Le Capitole ne le laisserait pas passer des vacances dans cet enfoncement. Il espérait juste pouvoir passer quelques instants ici sans mourir. Au moins, même par la suite, il saura qu’il y a un abri assez bien ici. Si quelqu’un d’autre ne le trouve pas aussi dans l’intervalle. Liam, quand sa vision lui permit de voir enfin quelque chose, il fouilla le sac qu’il avait volé à ce pauvre garçon qu’il avait aussi tué. Mais bon, l’Arène n’était pas l’endroit idéal pour s’interroger sur la morale des actions.
Il ouvrit la fermeture éclair du sac. Il y avait à l’intérieur quelques allumettes, une petite gourde vide, 2-3 gâteaux et … Un couteau ! Un large sourire apparut sur le visage encore trempé de Liam. Finalement, avoir volé ce petit avait été une bonne idée. Il s’adossa contre la paroi de la niche en souriant. Cette aventure commençait bien pour lui. Seulement, d’autres tributs assoiffés de sang rôdaient encore dans ces dangereux couloirs. Puis il y avait le Capitole qui réfléchissait à comment faire que les Hunger Games de cette année soient le plus hilarant que possible. Objectif : Survivre. Venger Jessica, James, ses parents, Madison.


« Stay Alive & May the Odd be Ever in you Favor »

_________________
Suzan Lloyd x District 4

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Liam Whyte x District 11:
 

Nara Jenkins x District 2 :
 

Nikki A. Blake x District 6:
 

Kyle Phillips x District 12:
 

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Enrico Miro
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MessageSujet: Re: Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.   Dim 21 Avr - 11:57

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Peter H. Thempson, district neuf.

7h 23min 56s. Je n'ai pas dormi de la nuit. Flavie rouspète en me répétant sans cesse que ces poches noires en-dessous des yeux me donnent l'air d'un zombie. Qu'importe ? L'apparence ne compte plus vraiment dans l'arène. Il n'y pas de concours de beauté. Ce n'est pas le plus beau qui gagne, mais le plus dur, le plus féroce, le plus intelligent, le plus rusé. Le plus cruel. Pas vraiment moi, quoi. Je ne peux compter que sur ma chance. Et un peu sur Amélia. Mais que pour l'instant. On n'a pas d'amis dans l'arène, on est seul ... Jeu cruel. Ce n'est même pas un jeu. Qui rigole, qui s'amuse ? Les spectateurs. Pas les joueurs ...

7h 30min 00s. Je suis dans l'hovercraft. C'est la première fois que je monte dedans. Mais ce n'sera pas la dernière. Les corps sont ramenés aux familles par ces engins. Une femme en blouse blanche s'avance vers moi, et me plante un mouchard dans mon avant-bras droit. Ça ne fait même pas mal. Aucune sensation. Je tâte doucement l'endroit où s'est enfoncée l’aiguille. Une très très légère bosse. Infime. Mais là quand même. Histoire que je n'oublie pas que je serais toujours surveillé.
On m'emmène dans une salle blanche, sans fenêtres: la chambre de lancement. La porte se ferme derrière moi, me laissant seul avec mon styliste, un vieux rabougri à la chevelure orange. Je ne me rappelle même pas son nom. Mais peu importe. Je suis sûr que lui aussi ne connaît pas le mien. Je ne lui ai jamais parlé. Et lui non plus. Cette absence de conversation, d'envie d'aller vers l'autre et de le connaître nous convient parfaitement. Aussi, nous ne prononçons toujours pas un mot. Je reste assis, le dos contre le mur froid, même si l'envie me démange de courir et de m'enfuir d'ici. Le vieux ne bouge pas lui aussi.

7h 37min 24s. Mon styliste me fait signe de me lever et me montre du doigt un sac noir plaqué du chiffre 9 fluorescent. J'obéis et ouvre le bagage pour y découvrir ma tenue de combat. Celle qui restera collé à moi, peut-être même jusqu'à la mort, qui sait. Elle ressemble à une combinaison. Elle est noire, moulante, avec deux bandes blanches sur les côtés qui va falloir songer à dissimuler. Je l'enfile sans un mot. Elle me fait penser aux tenues des tributs d'il y a trois ans, avec l'arène aquatique. Il y aura donc une importante masse d'eau. Je fronce les sourcils. Ceux du quatre sont largement favorisés. Je repense au type au visage de loup et au sourire singulier. Lui verra ses chances augmenter lorsqu’il verra l'eau. Je soupire. J'ai eu l'occasion de nager deux-trois fois quand j'étais gosse, mais je n'ai pas retenu grand chose. Juste qu'il faut battre des jambes pour ne pas couler. Utile. J'essaie de me remémorer les gestes et les styles de nages que j'ai vu à la télévision, lors des dernières éditions des Jeux. Je me rappelle d'une jeune blonde, incroyable nageuse. Elle battait des jambes à toute vitesse, balançait ses bras le plus loi possible, et respirait à intervalles réguliers. Tout son corps était coordonné. Je répète ces mouvements dans ma tête, en espérant pouvoir les appliquer correctement. Ils dépendent de mes premières minutes de vie dans l'Arène.

7h 45min 33s. Je n'y tiens plus. Je me lève brusquement et cogne de toutes mes forces la porte blindée dans un bruit sourd. Rien ne bouge. Ce qui me met hors de moi. Je frappe encore et encore. Je sais bien que c'est débile, et que je suis en train de perdre des forces inutilement alors qu'on s'apprête à me livrer dans l'arène. Mais je n'arrive pas à m'arrêter. Étrangement, mon styliste ne cherche pas à me raisonner non plus. Il reste assis, le visage impassible, le regard vide sur moi.
Lorsque je reprends mon contrôle, mes poings sont en sang et je suis en sueur. Je nage dans ma combinaison, elle m'étouffe. Je demande de l'eau et me désaltère. Je vide la bouteille en quelques secondes à peine. Tant pis pour les envies de pipi. Je regarde la porte et observe avec satisfaction qu'elle n'est pas restée indemne. On peut apercevoir mes marques par endroits. J'essuie le sang comme je peux, avant de renoncer. Bah, qu'il sèche. Les autres croiront que j'ai déjà tué quelqu'un ce qui pourrait me donner une image déjà un peu plus menaçante.

7h 58min 50s. J'ai dix secondes pour entrer dans le tube en verre en face de moi.Le vieux me tient fermement les épaules et me pousse doucement vers ma cage. Je m'avance docilement vers elle, et y prends place. Le tube se referme. Je me tourne vers mon styliste qui m'addresse un petit sourire triste. Puis, le noir complet.

Je sens le tube descendre au lieu de monter. Que se passe-t-il ? Nous n'allons quand même pas nous retrouver sous terre! Ebloui par le soleil, je ne vois plus rien. Mais mes doutes se dissipent. S'il y a du soleil, c'est qu'on se trouve à l'air libre non? Je retrouve ma vue peu à peu. Je me suis trompé. Nous sommes bel et bien sous terre. Une légère ouverture laisse passer la lumière mais c'est tout.
Une voix résonne dans la salle.

- Mesdames et Messieurs, que les Hunger Games commencent!


Ca y est, le compte à rebours a commencé. Je me trouve sur une plaque noire, balayée par quelques petites vagues. J'avais bien deviné. Un grand lac. L'eau est sombre et peut renfermer n'importe quelle créature. Les tributs disposés en cercle autour de l'île sur laquelle se trouve la Corne d'Abondance. Deux possibilités s'offrent à moi. Soit je m'enfuis sans rien dans une de ces galeries sans fin. Soit je tente ma chance et m'empare d'armes et de vivres au risque de me faire tuer. Je cherche Amélia des yeux. Merde. Un carrière nous sépare. Tant pis.
J'évalue la distance entre la plaque et l'île. Une quarantaine de mètres en viron. J'observe la Corne. Quelque chose attire mon regard. Là, sur la droite, une machette. La mienne. Elle est à moi. Un sourire illumine brièvement mon visage. Amélia qui m'a vu, me jette un regard interrogatif. Je lui montre discrètement la machette. Elle hoche la tête, un demi-sourire sur les lèvres. Puis elle se reconcentre sur la Corne.

Je jette un regard au compteur.
28s. Déjà. Je sens mon cœur qui s’emballe. Je suis figé sur ma plaque, les muscles tendus. Je n’ose aucun mouvement de peur de perdre l’équilibre et de plonger dans les eaux sombres. C’est à ce moment qu’un cri strident ma fait sursauter et manque de me faire tomber de ma plaque. Saloperie ! Je fusille l’auteur du regard, un jeune garçon de douze ans je dirais. Mais celui-ci ne me voit pas, et a les yeux rivés sur tout autre chose, visiblement terrifié. Je me tourne vers la direction fixée et vois une masse sombre émerger de l’eau. Je plisse les yeux mais je n’arrive pas à identifier cette créature : la luminosité est trop faible. Quelques secondes plus tard, elle replonge dans les profondeurs. J’observe les autres. Certains cherchent à dissimuler leur peur tant bien que mal, mais d’autres au contraire ne se cachent pas et le montrent ouvertement.

17s. C’est drôle mais le temps me semble long. Ces soixante secondes passent trop lentement à mon gout. Pas que je sois pressé de voir la mort en face, non. Mais j’ai terriblement faim d’action. J’ai très envie de me dégourdir les jambes. J’étire mes muscles. Jambes, bras, tout y passe. Je porte une attention particulière à mes poignets. C’est grâce à eux que je réussirais ou non mes lancers. Plus le temps passe, plus ma machette se rapproche.

9s. J’essaie de ne pas penser à autre chose qu’à ma machette et à la nage. Mais ça se révèle assez compliqué, mes pensées s’égarant sans cesse vers ce même et unique sujet : tuer ou être tué.

4s. Je m’accroupis pour me préparer à plonger.

3s. Je bande mes muscles.

2s. Je me penche un peu plus.

1s. Je pousse sur mes jambes.

0s. Je plonge.

Je me retiens de ne pas crier tellement l’eau me paraît glaciale. Il faut rester en mouvement. Je m’active pour m’échauffer. Battement de jambes, bras brassant l’eau, respiration. Je ne pense qu’à ça. Je me débrouille comme je peux, et arrive à poser pied à terre, bien après les carrières, mais heureusement pas en dernier de course. De toute façon, on s’en fiche. Le plus important, c’est que je toujours en vie et que ma machette est toujours là. Je me précipite vers elle sans faire attention aux autres, les bousculant s’il le faut. J’arrive enfin près du but. Je suis sur le point de saisir mon arme lorsqu’une petite main de jeune fille s’en empare. Ma main est toujours en l’air en direction de ma machette. La lame transperce l’air et vient me couper la paume de ma main sur tout son long, avant que j’aie pu faire quoi que ce soit. Je pousse un cri de douleur et de frustration. Ma machette ! Non ! La fille me lance un sourire féroce et se prépare à une nouvelle attaque. Je serre des dents et m’élance vers elle sans qu’elle s’y attende. Là, je la plaque face contre sol, et l’écrase de tout mon poids. Je récupère ma machette, tourne la tête de ma victime en lui tirant les cheveux pour la regarder droit dans les yeux, qui s’écarquillent de peur.

- C’est mal de voler tu sais, lui dis-je sur un ton froid.

Elle essaie de se débattre, elle sent la fin arriver. Je la maintiens fermement à terre, et lui tranche proprement la gorge sans plus de cérémonie. Et c’est mal de tuer. [ALYSON RIVER] Pas le temps d’y penser. Je vois Amélia s’enfuir à ma gauche du coin de l’œil. Je crois qu’elle a un sac, mais autant en prendre un autre au cas où. Je me penche et m’empare d’un sac vert de taille moyenne sur mon passage. Puis je retourne dans l'eau, le sac sur les épaules, la machette entre les dents. Bizarrement, personne n'a véritablement tenté de me tuer. Comme quoi, ça sert d'avoir un six aux entraînements ... Je souris intérieurement.
Je sors de l'eau et empreinte le tunnel d'Amélia. Je cours du mieux que je peux, et arrive à une petite salle où je la retrouve assise, ruisselante, et visiblement épuisée. Petit sursaut de peur lorsqu'elle m'entend. Je m'avance vers elle, dépose le sac à ses pieds et m'assoie à ses côtés.

- On est toujours en vie, lui dis-je en souriant.



Code RomieFeather





Dernière édition par Enrico Miro le Sam 27 Avr - 11:02, édité 2 fois
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Areva N. Morrison
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MessageSujet: Re: Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.   Dim 21 Avr - 18:56

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Dans la vie courante, une minute est infiniment petit. Mais dans l'arène, une minute, c'est un temps d'une longueur terrifiante.
Amélia Magda Hopkins
7h 07min 48s
Cela va bientôt faire une demi-heure que je tourne en rond dans ma chambre. J'ai peur, je suis terrifiée. Impossible de me calmer, que je sois assise, debout, ou même allongée. Mon cœur bat trop vite, je ressens chaque pulsation. je n'ai pas dormi beaucoup, même avec les somnifères dérobés l'autre jour. La tension est bien trop haute, on la sent partout, dans les chambres, les couloirs, même dehors. On ne peut pas échapper à cette angoisse, cette même angoisse que tous les tributs ressentent. Je bande mes muscles, je m'assouplis. J'effectue le plus de mouvements possibles, afin de garder mes muscles chauds, pour la première ligne droite dans l'Arène. C'est dans moins d'une heure maintenant. Rien que cette pensée fait monter ma tension d'un nouveau cran.

7h 27min 12s
Depuis tout à l'heure, Flavie me raconte sa vie sans aucune restriction. Tout y passe. Si elle espère me détendre, c'est raté. Je ne l'écoute plus, elle m'agace plus qu'autre chose. Savoir qu'elle a longuement hésité entre avoir des cheveux bleus ou des cheveux roses, ça ne me servira à rien. En fait, je n'en ai strictement rien à cirer. Bientôt, je serais dans l'Arène. C'est la seule chose qui occupe mes pensées.

7h 30min 00s
Sanglée dans l'hovercraft, je lance de petits regards discrets autour de moi. Tout le monde est crispé. Pour nous tous, c'est la première fois que nous nous trouvons dans un engin pareil. Et pour 23 d'entre nous, ce ne sera pas la dernière. Une femme en blouse blanche apparaît brusquement dans mon champ de vision. Elle m'a limite fait peur, je ne l'avais pas vu arriver. Sans dire un mot, elle attrape mon bras et, sans attendre, enfonce une aiguille dans la peau. Étrangement, ce n'est pas douloureux. Quand elle se tourne vers la gars du district 4, qui est à ma gauche, j'examine l'endroit où elle a enfoncé son aiguille. Là, juste au niveau de l’intérieur du coude, une minuscule bille a été enchâssée sous ma peau. Le mouchard. Après un certain temps, l'engin volant atterrit, et on nous tire sans ménagement à l'extérieur.

7h 35min 52s
La grande pièce blanche où je me trouve est immaculée. La chambre de lancement. Les 23 autres tributs sont situés dans des salles similaires, et comme moi, ils attendent. Il reste plus ou moins 20 minutes avant de devoir monter dans les tubes de lancement. Les jambes en coton, je m'assois sur le sol, sans aucune pensée. Mon angoisse s'est envolée, sans que je sache trop pourquoi. Mais c'est plus agréable à supporter. L'attente sera peut être moins dure ainsi.

7h 47min 49s
Mon styliste, dont j'ai oublié le nom, vient de me lancer une tenue noire, avec deux bandes blanches sur les côtés, ainsi qu'un sac noir avec un 9 fluorescent cousu dessus. Je ne l'avais pas remarqué, au début, mon styliste. Assez jeune, il a les cheveux entièrement blancs, et ses vêtements sont de la même couleur. Parfaitement camouflé dans cette salle luisant d'une obscure clarté. Je fronce les sourcils en touchant la matière de la combinaison. Moulante, elle est faite d'un tissu très lisse, et je suis certaine de l'avoir déjà vue quelque part. Oui, c'est bien ça. il y a trois ans, l'Arène Aquatique. Et si on nous donne ces tenues, c'est qu'il y aura de l'eau. Beaucoup d'eau. Je marmonne. Bien sûr que je sais nager, ce n'est pas le problème! Le problème c'est que l'eau ça goutte, et qu'à cause de ça, on peut vous suivre à la trace. Le visage fermé, j'enfile le tenue noire sans dire un mot.

7h 56min 37s
Dans deux minutes et treize secondes, mon styliste me poussera dans le tube en verre transparent pour le lancement. Bizarrement, mon stress s'est bel et bien envolé. C'est... Grisant. L'adrénaline monte, au fur et à mesure que les minutes, non, que les secondes passent. Je sens une main sur mon épaule. C'est mon styliste, qui me sourit d'un air triste. C'est l'heure. Arrivée devant le tube, je me retourne, juste un instant. Mon styliste, dont je ne retrouve toujours pas le nom, place ses mains sur mes épaules. Il ne dit rien, se contente juste de me regarder dans les yeux. Puis il me retourne et me pousse dans le tube avec une tape dans le dos. Ce dernier se referme autour de moi avec un bruit sec.

Le tube descent, et ça me trouble légèrement. Dans tout les Hunger Games que j'avais vu, les tributs dans le tube de lancement montaient, ils ne descendaient pas. Et si... Une idée me frappe soudain. Non, impossible... Le tube se stoppe. Je suis à présent dans une salle sombre, où seulement quelques rayons de soleil arrivent à passer. Eh si. cette année, l'Arène est souterraine. Une voix terrifiante, sans aucun timbre, retentit soudain.

- Mesdames et Messieurs, que les Hunger Games commencent!

Alors, le compte à rebours commence. 60 secondes. C'est le temps exact pendant lequel nous devrons tous rester sur les plaques, sous peine de mort très rapide. Nous tous, sommes placés sur des plaques métalliques noires, en plein milieu d'un immense lac. J'avais raison, il y a de l'eau, et pas qu'un peu. Etant donné qu'elle est très sombre, plonger dans cette eau sûrement glaciale ne va pas être une partie de plaisir. Car oui, j'ai bien l'intention d'aller chercher un sac sur l’île centrale, où se trouve la corne. J'ai besoin d'armes, de nourriture, d'eau. et juste devant moi, sur l'île, il y a un sac, d'où dépasse légèrement le plus important: des poignards. Ce sac est à moi, le premier qui essaye d'y toucher est mort. Je tourne un peu la tête, j'observe, j'analyse le moindre détail. Je vois le visage de Peter s'éclairer légèrement, et quand il me désigne l'île, où il y a des sacs d'armes, je hoche la tête. Le décompte est affiché au plafond, en lettres brillantes.


1 0

9

8

Mon coeur bat plus fort, plus vite. Je ressens chaque pulsation comme si c'était la dernière, ce qui est peu être le cas après tout. Chacun sent ses muscles se raidir, les yeux brulent, la peau pique. La tension est toujours là, plus forte qu'avant. Beaucoup de personnes mourront dans quelques secondes.

7

6

5

4

Le bruit émit par les secondes devient horripilant. Malgré ma peur, je veux y aller, maintenant. Et je crois que tout le monde ressent la même chose.

3

2

1

Tous les tributs plongent dans un bel ensemble. L'eau est glacée, comme je l'avais prédis. Je nage le plus rapidement possible. Qui sait ce qu'il y a dans cette eau noire? Au bout d'un temps, j'arrive sur la terre ferme, et je fonce vers le sac que j'avais repéré. Autour de moi, c'est le chaos. Du sang, beaucoup de sang. Partout. Des gens morts. Je manque de trébucher sur le cadavre d'un garçon assez jeune. J’attrape vivement mon sac puis je me détourne, et je m'enfuis. J'esquive plusieurs attaques, plus ou moins féroces, je blesse une fille avec un de mes poignards. Je balance un grand coup de coude dans l'abdomen d'un garçon qui apparemment voulait me tuer. Même pas en rêve. Le poignard bien en main, le sac sanglé sur mon dos, j'ai le droit à mon deuxième plongeon de la journée dans l'eau glacée. Cette fois ci, j'ai plus de mal à nager, à cause du sac. Je sens une flèche passer à côté de moi. Ils me tirent dessus, dans l'eau je suis une cible facile. Ce que je m'apprête à faire me terrifie, mais je n'ai pas le choix. Je plonge ma tête sous l'eau. On y voit rien la dessous. Bientôt, l'air me manque, mais une angoisse bien définie m'empêche de remonter. Quelques chose me frôle la jambe, quelques bulles d'air s'échappent de mes lèvres.Je continue quelques mètres, toujours en apnée, avant de devoir remonter précipitamment. Je préfère être blessée que de finir noyée. Ma tête émerge enfin, et je prends une grande inspiration. Coup de bol, je ne suis plus qu'à quelques mètres du rivage. Epuisée, je nage encore avec l'énergie du desespoir.

Je me hisse sur la rive du mieux que je peux, puis je me mets à courir sans regarder en arrière. Dans la galerie résonnent tous les hurlements qui proviennent de l'île centrale. Quand ces cris deviennent à peine audibles, je m'arrête, et me laisse glisser contre une paroi. J'ouvre mon sac trempé pour voir ce qu'il contient. L'autre poignard, bien sûr. Une gourde, métallique, vide. Je soupire. Evidemment. Il y a aussi ce qui devait être des lanières de viande séchées, mais maintenant elles ne le sont plus tellement. Il y a aussi de la corde, et... De la bombe anti-insectes? C'est pas courant ça. On verra ça plus tard, il ne faut pas que je reste ici trop longtemps. Je me relève et recommence à marcher. J'espère trouver Peter bientôt. C'est peut être ma vie qui en dépend.



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MessageSujet: Re: Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.   Lun 22 Avr - 15:26

Laurel Molnor ~ District 3


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On m'insert un mouchard dans le bras. Je tressaille sous la douleur mais la peur est encore plus grande. Comment sera l'arène ? Combien de temps est-ce que je vais survivre ? J'ai envie de pleurer mais je me retiens. Pas question de montrer aux autres que je suis fragile. Déjà, ils le voient, mais si je pleure, ce sera une preuve irrévocable de ma faiblesse.
Dans une heure peut-être, je serai morte. Cette nuit, mon sommeil a été agité. Je rêvais que je tuais. J'avais du sang sur les mains, du sang encore chaud. Je sentis cette sensation de chaleur mouillée dans mes rêves. C'était si réel...
Je ne voulais pas mourir, ce n'était pas mon heure.

J'arrive dans les loges. Mon styliste est là. Je vais prendre une douche. Peut-être la dernière de ma vie. Puis je vais aux toilettes. Je n'aurai plus l'occasion d'y aller dans l'arène. Je mange un peu mais pas trop, pour ne pas être ralentie par la digestion mais je bois beaucoup. On ne savait jamais. Je me force car le stress me tenaille. Je n'ai ni faim ni soif mais il valait mieux que je prévois avant d'aller dans l'arène.
Mon styliste arrange les derniers détails de ma tenue ce qui me semble inutile. Lorsque je mourrai, mon assassin se fera un plaisir de tâcher mes vêtements de sang, on ne les verra plus, et ils se déchireront sûrement. à quoi bon ?
Une voix off nous annonce que le départ est pour bientôt. Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
Je me souvenais que quand j'étais petite, mon frère s'était caché dans l'armoire de ma chambre. Lorsque j'étais allée me coucher, il était sorti du meuble en criant, un masque effrayant sur le visage. J'avais crié. Je pensais ne jamais avoir plus peur au court de ma vie. Je me trompais.
J'entre dans le tube qui monte peu à peu vers la surface. Je me retiens encore de pleurer. Cette fois-ci, pas pour cacher ma faiblesse mais parce que les larmes risqueraient de m'aveugler. Ce serait bête de mourir à cause de la peur. Je ne voulais pas passer pour une poule mouillée.

J'arrive dans l'arène. Je regarde autour de moi. Les autres tributs sont là, eux aussi. Je cherche Alek du regard, ce garçon du district 1 avec qui j'avais conclu une alliance. Je le vois mais je ne sais pas s'il m'a vu, lui. Je détourne mon regard et me concentre sur les alentours. Nous sommes dans un lac. Je sais nager mais je déteste l'eau... j'ai le choix entre partir d'ici directement et d'avoir la vie sauve ou de nager jusqu'à la Corne.
40, 39, 38, 37...
Les chiffres défilent à la fois rapidement mais trop lentement. Je n'arrive pas à croire que je suis là. Tout Panem nous regarde et les gens du Capitole doivent être excités à l'idée du bain de sang qui va avoir lieu autour de la Corne d'Abondance. Je ne sais pas si je dois partir sans rien au risque de mourir de faim - cet endroit n'a pas l'air bien accueillant, et les plantes ne doivent pas y prospérer et encore moins le gibier. Je n'avais pas envie de devenir cannibale pour me nourrir. Mais en même temps, j'allais risquer ma vie en me dirigeant vers la Corne. Peut-être même que tout s'arrêterait là.
Mais je me suis décidée : il faut que j'aille à la Corne. Si je mourrais, je n'aurai pas eu peur bien longtemps, tout s'arrêterait très vite. Si je vivais, eh bien tant mieux, et je repartirai sans doute avec une arme et de quoi vivre pour quelques jours. Il fallait que je passe inaperçu jusqu'à ce que je mette la main sur une arme puis je tuerai. Il le fallait. Plus il y aurait de morts, plus mes chances de survie augmenterait.
Je regarde l'eau autour de moi. L'eau est noire et peu accueillante. Si ça se trouve, il y a des créatures à l'intérieur. Si c'était le cas, elles ne se réveilleraient pas aujourd'hui. Le bain de sang était l'action de la journée. Tout le monde mourrait dès le premier jour si on y rajoutait des créatures. Mais s'il y en avait, cette zone deviendrait dangereuse dans les jours à venir... enfin, je m'en préoccuperai si je reste en vie. Parce que pour le moment, le plus important, c'est de rester en vie. Peu importe les créatures et l'eau noire.
Je regarde la Corne d'Abondance. La première chose que je devais faire était de me trouver une arme. Si jamais Alek ne m'avait pas vu et ne me suivait pas, il fallait que je trouve quelque chose pour me défendre. J'aimais bien avoir une lame dans chaque main. En plus, prendre deux épées, ça voudrait dire qu'une personne qui en avait besoin ne l'aurait pas, donc plus de chance de survie. Je détestais être méchante, mais pour vivre, il fallait être égoïste. C'était ainsi dans la vie courante mais dans l'arène plus que jamais.
15 secondes.
Un jeune garçon crie et montre une masse qui sort de l'eau du doigt... Je déglutis. Finalement, les créatures sont sorties plus tôt que dans mes statistiques. Il y en a un peu partout. Je n'ai rien pour me défendre. Pas encore. J'allais devoir compter sur ma rapidité et ma discretion pour m'en sortir.
Je me prépare à sauter dans l'eau.
Mon cerveau s'arrête de fonctionner, je laisse les commandes à mes muscles. Les battements de mon coeur ralentissent.
5
4
3
2
1
Le gong retentit. Je saute dans l'eau après une seconde d'hésitation et nage le plus vite possible. Je ne fais pas attention à ce qu'il se passe autour de moi. Des tributs se font manger par les monstres marins et d'autres tributs - ceux du 4 particulièrement - sont déjà sur la terre ferme.
J'arrive enfin à côté de la Corne d'Abondance. Personne ne m'a encore vu et je m'empare d'une arme au hasard. Les plus loins de la Corne sont évidemment les moins puissantes mais cette petite dague peut toujours m'être utile pour progresser jusqu'aux meilleures armes ou à la nourriture. Un tribut avec une épée se dirige vers moi en criant. J'esquive l'attaque de justesse, remercie une entité quelconque de la fortune et plante ma dague dans la nuque de la fille (Rachel Sullivan) qui s'écroule par terre. Je lui prends son épée et me dirige vers un sac à dos qui traîne au sol. Je m'en saisis et je m'en vais en courant. Tant pis pour une deuxième épée, je verrai plus tard. J'aperçois le petit garçon qui a crié. Pas malin, le gars. Il est tout petit et frêle et il se dirige vers la Corne d'Abondance au lieu de s'enfuir. J'ai envie de lui laisser une chance mais une fille arrive et le tue.
Je commence à fatiguer, je ne suis pas bien endurante. Mais la peur donne des ailes. Je replonge dans l'eau pour m'enfuir et partir. Je ne regarde même pas si Alek me suit. Peut-être que finalement, il a conclu une alliance avec les carrières avec qui il devrait être. J'arrive au bord de l'eau. Je range ma dague dans mon sac pour ne pas la perdre mais je garde l'épée en main. Je saute dans l'eau. Les créatures ne m'ont pas repérée mais un tribut m'a vu. Il a l'air assez bon nageur mais il n'a pas d'armes. Cependant, il a des muscles et dans l'eau, je suis en position de faiblesse. Il essaie de me couler. Je n'arrive pas à me débattre. Je me sens partir et je crois que c'est la fin. Dans un dernier élan de désespoir, je le frappe avec mon épée. Il est sonné mais pas mort. Il reprend à peine ses esprits - moi aussi - mais j'en le temps de le pousser en direction des créatures. Je ne sais pas s'il s'est fait mangé car je nage jusqu'à la rive et pars en courant.
Je regarde le contenu de mon sac à présent trempé. De la nourriture - assez pour deux jours si j'économisais - une bouteille d'eau d'un litre, la dague que j'avais rangé dans le sac tout à l'heure, des lunettes de soleil - ça va vachement me servir dans un arène soutterain, tiens, à moins que ce ne soit pas des lunettes de soleil - des allumettes - heureusement contenues dans une boîte imperméable - et une bouteille d'oxygène... une bouteille d'oxygène ?! Comme si je comptais plonger dans l'eau ! Mais si elle est là, c'est qu'elle devait être utile.
Nous sommes le premier jour et j'ai déjà tué. Mais ce qui importe plus que tout, c'est que je suis encore en vie, que j'ai un sac et des armes.

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MessageSujet: Re: Lancement des jeux • Le compte à rebours à commencé.   Sam 27 Avr - 14:10



I. Quand il faut tuer ...



7h30
L'hovercraft est en route pour le centre de lancement. En route vers la mort. Car pour vingt-trois d'entre nous, c'est la seule issue. Vingt-quatre, et un seul remontera dans cet engin vivant. Les autres devront se contenter de faire le retour dans une boîte. Dis de cette façon, ça n'a rien d'encourageant, mais c'est la vérité. Car le Capitole est cruel, car le Capitole se fiche des vies qu'il enlève, car la Capitole ne pense qu'à se divertir, car le Capitole se fiche de savoir combien de litres de sang il a sur les mains. J'ai bien envie de dire que le Capitole est composé d'abrutis. La preuve, un pacificateur s'approche de moi et m'insère un mouchard dans le bras sous le regard noir que je lui adresse. Ils n'ont donc que ça à faire de leurs vies ? Tués des gamins. Car c'est ce que nous sommes. Des gamins contraints de faire ce qu'on nous dit, obligés de s’entre tuer sous les regards pervers.

7h40
On m'emmène dans une pièce où tout est horriblement blanc. Les murs, le sol, la lumière. Le tube dans lequel je vais devoir entrer dans peu de temps est là, face à moi. Une soudaine envie de le briser s'empare de moi. Envie que je repousse quand mon styliste arrive dans la pièce et qu'il se tourne vers moi. Il ne prononce pas un mot. Il a fini par comprendre que je n'étais pas bavard. Enfin, si je peux l'être, mais pas avec lui. Pas avec les gens comme lui. Je m'appuis contre le mur et croise mes bras sur mon torse musclé. J'attends, le regard perdu dans le vide.

7h45
Mon styliste a sorti une tenue d'un sac noir. Il la pose sur le lit contre le mur et se recule. Sans un regard en sa direction, je m'approche et saisis le tissu. Une combinaison entièrement noir excepté deux bandes blanches sur les côtés. Pas top pour passer inaperçu, ce blanc fluorescent. Moulante, elle est cousu dans un tissu lisse qui fait un peu penser à du plastique. L'arène d'il y a trois ans me revient immédiatement. De l'eau. Il va y avoir de l'eau. Le district quatre sera peut-être un peu avantagé, mais je ne suis pas mauvais nageur. Je suis un carrière et j'ai appris pas mal de chose dans mon district. Notamment à nager. Je me débarrasse de mes vêtements actuelles et enfile la combinaison. Pour être moulante, elle l'est ! Mais à ma plus grande surprise, elle ne me gène pas du tout dans mes mouvements. Il n'y a rien d'autre comme vêtement, ce qui ne me donne pas d'indication précise sur le climat qu'il fera. Je me replace contre le mur et j'attends qu'il soit l'heure.

7h58
Mon styliste me fait un signe et je m’avance vers le tube qui va m'emmener dans l'arène. Je m'apprête à entrer dedans, mais il m'attrape le bras et lève la tête pour plonger ses yeux d'un bleu pas du tout naturel dans les miens.

« Bonne chance »

Je le regarde, étonné. Je ne m'attendais pas vraiment à ces deux mots après l'attitude que j'ai eu avec lui. J'hésite entre me dégager de sa poigne et entrer dans le tube sans un mot ou le remercier. Après tout, les tenues qu'il m'a confectionné n'était pas si mal et si j'ai quelques sponsors, cela pourrait être grâce à lui. J'opte finalement pour la deuxième option.

« Merci »

Je lui adresse un sourire et il me pousse dans le tube. La paroi de verre se referme autour de moi et je ferme les yeux. Je sens alors le tube descendre. Descendre ?! J'ouvre soudain les yeux. Dans toutes les autres éditions, les tributs remontés à la surface. Cela voudrait dire que je descendais … sous terre. L'arène allait être souterraine.

7h59
« Mesdames et Messieurs, que les Hunger Games commencent! »

Les paroles du présentateur résonnèrent et le compte à rebours commença. J'avais soixante seconde pour détailler les lieux. Sous mes pieds, une plate forme, autour, de l'eau sombre et peu accueillante. Sur un îlot, grande, imposante, attirante, la corne d'abondance. Je ne me posais même pas la question si je devais y aller ou non. Si je n'y allais pas, je mourrais de faim ou de soif. Si j'y allais, je pouvais récupérer des sacs et une arme. Etant un carrière, j'avais des chances de survivre au bain de sang et je pourrais voir après ce que je ferais. Je jetais un regard au compteur. 40 secondes. Je cherchais Laurel du regard, cette fille du district 3 avec qui j'avais parlé aux entraînements. Je l'aperçus un peu plus loin. Je ne savais pas ce qu'elle comptait faire, sûrement récupérer un sac et une arme et s'enfuir le plus loin possible.
20 secondes.
Je fais quelques mouvements en faisant bien attention de ne pas perdre l'équilibre. Une chute et ce serait la mort assurée. Un cri retentit sur ma gauche. Un jeune garçon montre du doigt une forme dans l'eau. Évidemment, il y avait des monstres dans ces eaux sombres. La Capitole n'allait pas mettre des dauphins …
10 secondes.
Je ne ressentais rien. J'attendais juste que le temps soit écoulé et que nous puissions enfin bouger.
5 secondes.
Je fléchis légèrement les jambes, prêt à plonger.
3 secondes.
A partir de ce moment, je ne pensais plus à rien. Juste à la corne d'abondance.
Le gong retentit. Je plongeais et commençais à nager jusqu'à l'îlot, essayant de ne pas penser aux bêtes qui se trouvait autour de moi. Je nageais le plus vite possible et les muscles de mes épaules me permirent d'arriver assez rapidement sur la berge. Je regardais rapidement autour de moi. Partout, des combats, du sang, des morts, des cris.

Je me mis à courir vers la corne, là où les objets les plus précieux se trouvaient. Je prenais un risque, mais au moins j'aurais de quoi survivre. Dans la corne, un long sabre était appuyé contre une caisse. Je courus le plus vite possible et saisis la poignée metallique. Jusque là, aucun problème, mais c'était trop beau pour durer. Un tribut se jeta sur moi par derrière et nous roulâmes sur le sol. Grand et bien bâti, je reconnus le garçon du district 12 (Gabriel Skyrt). Il pensait peut-être avoir un avantage graçe à sa carrure, mais j'avais plus d'experience et je me retrouvais au-dessus de lui. Je me relevais après lui avoir envoyé un violent coup de poing dans la tempe. Il resta au sol, sonné et je posais mon pied sur sa gorge. Le sabre étant trop loin pour que je m'en saisisse, je mis tout mon poids sur son cou et le regard du garçon fixa bientôt le vide. Il était mort. Sans plus de cérémonie, je me précipitais sur le sabre et m'en emparais. Un sac qui semblait bien remplis se trouvait un peu plus loin. Je me dirigeais vers celui-ci dans l'intention de m'en emparer, mais une fille aux cheveux noirs saisit une bretelle en même temps que moi. Je reconnus l'autre tribut du district 12,  (Zoé Black) que j'avais aperçu aux entraînements. Le poignard qu'elle tenait dans la main droite fendit l'air en direction de mon abdomen, mais je contrais la lame avec mon sabre. Étant plus fort qu'elle je repoussais sa lame aisément. Je m'emparais du sac et je lui aurais laissé la vie sauve pour le moment si elle ne m'avait pas suivi dans l'eau glaçée. Elle s'agrippa à moi et nous disparurent dans les eaux sombres. Je sentis quelque chose froler mes jambes et la fille voulait vraiment s'emparer du sac apparement. Elle se cramponnait à moi et je la saisis à la gorge de ma main libre. Nous étions sous l'eau et je commençais à manquer d'air. Il fallait que je me débarasse d'elle si je ne voulais pas finir noyé ou mangé par les monstres qui nageaient autour de nous. Je reussis à me détacher d'elle par un grand coup de pied et je remontais à la surface. J'inspirais une grande bouffée d'air et je nageais vers la berge. Je me retournais et je vis avec stupefaction que la fille m'avait suivi. Idiote ! Sans lui laisser le temps de se repérait, j'enfonçais mon sabre dans sa gorge et elle hoqueta. Je retirais la lame ruisselante de sang et me dirigeais dans une galerie sombre. 

Je ne m'éloignais pas trop et je m'arretais au bout de dix minutes de marches rapides. J'avais perdu Laurel des yeux durant le combat et la retrouver dans ce réseau de souterrain était impossible. Avec un peu de chance, je finirais par tomber sur elle. Mon choix de ne pas m'éloigner de l'îlot était volontaire. Je verrais plus tard si les autres carrières s'étaient installés là-bas et je verrais plus tard pour la suite. 

Dans la paroi de roche, des rochers formaient une sorte de grotte assez grande pour que je puisse m'y installer. Je m'assis sur le sol froid et repoussais mes cheveux trempés de mes yeux. J'ouvris le sac et en sortit le contenu. Une boîte de biscuits, une de bâtonnet de viande sechée et une gourde remplie d'eau. C'était tout pour les provisions, mais je trouvais aussi une large ceinture noire avec trois poches contenant quatre étoiles de jet, un canif et une paire de lunettes. Je pensais immediatement à une des editions précédentes des Hunger Games ou plusieurs tributs en avaient reçus des semblables. Je les posais sur mon nez et comme je m'y attendais, je vis comme en plein jour. Dans le fond du sac, un manteau cousu dans un tissu extremement fin, mais qui avait l'air de tenir chaud. Satisfait, je rangeais le tout dans le sac et me levais. J'attachais la ceinture autour de ma taille et y suspendit le sabre que j'avais récupéré. Avec cette arme, je pouvais être redoutable et je ne comptais pas me laisser faire.

Tout en marchant, je repensais aux deux tributs que je venais de tuer. Leurs regards suppliants, leurs efforts pour s'en sortir, en particulier les coups de pied du jeune homme sur le sol, en manque d'air. Je me passais une main dans les cheveux et repoussais ces pensées. C'était la première fois que je tuais, mais nous étions dans l'arène et si je voulais survivre, il allait falloir que je tue. Ce qui m'inquiètait le plus, c'était ce frisson que j'avais eu quand ma lame s'était enfonçée dans la gorge de la jeune fille. Un frisson de satisfaction. La colère que j'éprouvais contre le Capitole pour avoir enlevé la vie d'Abby, ma meilleure amie morte dans l'arène avait refait surface. Et elle pouvait de nouveau le faire. C'est ce qui me faisait le plus peur, car dans ces moments là, je ne me contrôlais plus ...





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